POUR : le point de vue de Christian Lüscher

 

 

Votation fédérale du 22 septembre 2013 sur la libéralisation des heures d’ouverture des shops des stations-service

 

 
Avocat et conseiller national, membre du Parti libéral-radical (PLR), qui a déposé cette initiative parlementaire, Christian Lüscher est POUR :

 
Recentrer le débat
Les opposants essaient de déplacer l’objet de la discussion. Ils refusent d’étendre les heures d’ouverture des shops, alors que l’objet sur lequel nous allons voter ne les modifie en rien. Les shops concernés, ceux des aires de repos des autoroutes et des grands axes routiers peuvent déjà ouvrir entre 1h et 5h du matin. Le personnel, qui est de toute façon là pour vendre du carburant et des produits finis, ne peut cependant pas servir de produits frais, c’est cela que nous voulons changer.

 
Conserver notre liberté
En tant que libéral, j’ai toujours un peu de peine à ce que l’on empêche les gens de travailler et à ce que l’Etat régule absolument tout. J’ai vécu aux Etats-Unis : je ne pense pas que le système américain, avec des ouvertures 24h/24, serait transposable ici et j’y serais plutôt opposé. Je pense cependant qu’il y a moyen de trouver un arrangement qui tienne compte à la fois de la défense des travailleurs et de l’économie.

 
Aider les familles « non traditionnelles »
Le modèle familial traditionnel n’est plus d’actualité ! Je connais de nombreux parents divorcés qui seraient très contents de pouvoir faire des achats avec leurs enfants le dimanche. Les shops de la gare de Berne, par exemple, sont extrêmement fréquentés le dimanche : ce qui prouve un réel besoin.

 
Préserver notre économie
Il en va de la préservation de notre économie. Des milliards de francs sont dépensés dans les magasins des zones-frontières parce que les commerces suisses sont fermés à cette heure-là ! Cette somme pourrait être dépensée en Suisse. Le franc fort en est aussi la cause. Mais justement, libéraliser les heures d’ouverture permettrait d’en adoucir les répercussions.

 

 
Anne Buloz

La VP juillet-août 2013 / n°6 – p. 13