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La numérisation des archives du Consistoire et de la Compagnie des pasteurs constitue une aubaine pour les chercheurs. Et pour les Genevois curieux de leur passé.

 

 

Venir compulser les 158 registres du fonds de l’Eglise déposés en 1937 aux Archives de l’Etat de Genève (AEG) a longtemps fait le bonheur des spécialistes de la Rome protestante et des généalogistes, qu’ils soient originaires du bout du lac ou d’ailleurs. « Une telle collection est exceptionnelle, s’enthousiasme l’archiviste Anouk Dunant Gonzenbach. Tout a été conservé depuis 1542 ! [...] Si la restauration des volumes mal en point se fait à Genève (fin prévue en 2017), la numérisation de l’ensemble des deux collections a été confiée à une entreprise spécialisée de Thurgovie. « Les registres partaient par camionnettes et, à chaque fois, deux chauffeurs faisaient le voyage pour ne jamais laisser le chargement sans surveillance, raconte l’archiviste. Nous attendions toujours avec anxiété le coup de téléphone nous disant que les ouvrages étaient bien arrivés ! » Désormais tous scannés, ils sont stockés dans un local hypersécurisé au 3e sous-sol d’un bâtiment des AEG. Leur contenu, lui, a été mis en ligne au fur et à mesure. [...] Désormais, plus besoin de se rendre dans une salle de lecture des AEG : ce trésor est accessible sur l’ordinateur de chacun grâce à un ambitieux programme de numérisation qui vient de s’achever * [...]

 

 

© Alain Grosclaude

L’écriture des registres les plus anciens est élégante… mais incompréhensible pour qui ne l’a pas étudiée auparavant.

 

 

© Alain Grosclaude

Une discussion qui restera à jamais secrète… Aucune technique du XXIe siècle n’a permis de savoir ce qui s’est dit ce jour-là au sein de la Compagnie des pasteurs.

 

 

© Alain Grosclaude

Les registres déposés aux Archives de l’Etat n’avaient jamais été restaurés. Ceux antérieurs à l’invention du papier industriel ont mieux résisté au passage du temps que les volumes du XIXe siècle.

 

 

© Alain Grosclaude

La restauration demande de la précision et de la minutie, donc du temps.

 

 

© Alain Grosclaude

La fin de ces travaux de restauration est attendue pour 2017.

 

 

© Alain Grosclaude

Les objets les plus simples sont parfois appelés à la rescousse pour sauver des reliures abîmées.

 

 

▲ Anouk Dunant Gonzenbach © Alain Grosclaude

Anouk Dunant Gonzenbach a tremblé quand les premiers volumes ont quitté les Archives pour se faire numériser : « J’étais aussi inquiète que si mes bébés étaient partis en voyage. »

 

 

© Alain Grosclaude

La numérisation permet une consultation « à la carte ». Quant aux ouvrages, ils n’ont plus à souffrir de manipulations multiples.
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* Vous pouvez accéder directement aux registres ici >>, puis sélectionnez la catégorie « Eglise ».

 
Anne Kauffmann

Religion | La VP février 2015 n°2 – p. 20-21