Culte de commémoration de la Réformation devant le monument du Mur des Réformateurs à Genève

 

 

Le culte de commémoration de la Réformation du dimanche 1 novembre 2015, s’est tenu devant le Mur des Réformateurs à Genève, dans le parc des Bastions à Genève sous la présidence du Modérateur de la Compagnie des pasteurs et des diacres, le pasteur Patrick Baud.

 

 

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Patrick et Matthieu Bielser, Bernard Besse et Thomas Berger du Geneva Trumpets Quartet, ont assuré la partie musicale du culte de commémoration de la Réformation du dimanche 1 novembre 2015, devant le Mur des Réformateurs à Genève.

 

 

En cette fin de matinée de dimanche d’Automne, le stratus ne s’est pas encore dissipé et le ciel est gris sur Genève. Le parc des Bastions résonne d’une musique inhabituelle. Sous la direction d’un quartet de trompettistes, un groupe d’une centaine de personnes entonne avec ferveur le plus connu des cantiques du réformateur Martin Luther :

« C’est un rempart que notre Dieu,
Une invincible armure,
Un défenseur victorieux,
Une aide prompte et sûre… »

Psaumes et Cantiques No 340 – d’après « Ein feste Burg ist unser Gott » de Martin Luther, 1528

 

 

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Patrick Baud, Modérateur de la compagnie des pasteurs et des diacres de Genève a présidé le culte de commémoration de la Réformation du dimanche 1 novembre 2015, devant le Mur des Réformateurs à Genève.

 

 

Le pasteur Patrick Baud, Modérateur de la Compagnie des pasteurs et des diacres a volontairement placé sa chaire entre la stèle dédiée à Martin Luther (1483-1546) et les monumentales statues des quatre figures marquantes du mouvement réformateur protestant à Genève : Guillaume Farel (1489-1565), Jean Calvin (1509-1564), Théodore de Bèze (1513-1605), et John Knox (1513-1572). Habituellement la chaire est placée devant les quatre statues.

Après la lecture de l’évangile qui relate Jésus chassant les marchands du temple de Jérusalem (Jean 2, 13-22), dans sa prédication, le pasteur Patrick Baud choisit le verset 22 pour exhorter l’assistance à « se souvenir ». Il opère une distinction fine entre « ne pas oublier » et « se souvenir ». « Ne pas oublier » peut se résoudre par des moyens simples : un nœud dans un mouchoir ou l’établissement d’une liste de commission. Mais « se souvenir » exige l’appropriation de l’événement, faire un tri et ne finalement garder que ce qui est important à nos yeux.

En ce dimanche 1 novembre 2015, le pasteur Patrick Baud invite les protestants du XXIe siècle a revisiter leurs patrimoine afin d’en éliminer les scories et de ne se consacrer qu’à l’essentiel :

« Souvenons-nous quelle était l’intention des Réformateurs… »

 

 

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Le culte de commémoration de la Réformation du dimanche 1 novembre 2015 devant le Mur des Réformateurs à Genève.

 

 
Ntsoa de Genève

La VP novembre 2015